dimanche, 13 mai 2012
Week-end au jardin...
Après la pluie tombée cette semaine (plus de 30 mm entre mardi et jeudi), qui a fait du bien à une végétation (un peu) sèche en surface, le beau temps est revenu ce week-end, et les températures plus douces avec.
17,4 °C de maximum hier, après les -0,5 °C du matin (173e gelée depuis septembre dernier). C'était peut-être la dernière gelée de la saison 2011/12, même si, ici, il peut geler jusqu'à mi-juin. Reste qu'après la mi-mai, cela devient de plus en plus rare.
Et aujourd'hui, un chouia plus haut avec 17,8 °C, atteints en fin d'après-midi après dissipation de ces maudits nuages... qui nous ont laissé 2 mm cette nuit.
Bref, le temps était idéal pour préparer le potager...
Bientôt, pousseront tomates, aubergines, pommes de terre, rhubarbe, groseilles, herbes en tout genre, etc.
Apparemment, la terre a l'air bonne, mais qu'est-ce qu'il y a comme cailloux ! Et pas des petits...
De cette taille-là, par exemple...
Bon et puis l'on a planté nos deux nouveaux conifères - Bernard et Maurice - histoire de faire concurrence à tous nos érables et bouleaux. Il s'agit d'une épinette blanche et d'un pin flexible. Et moi, j'adore les conifères !
Et qui dit week-end ensoleillé, dit barbecue...
Et aujourd'hui, c'était poulet rôti !
Sinon, les arbres sont de plus en plus verts et l'on voit la différence de jour en jour. Tout cela est conforme à la normale puisque c'est vers la mi-mai, ici, que les arbres revêtent leurs habits de printemps (un peu plus tôt à Québec).
Je publierai quelques photos d'ici le week-end prochain.
Et en l'honneur des 80 000 visites du blog, j'ai décidé, à partir d'aujourd'hui, de mettre une petite musique à la fin de chaque article. Et, si possible, avec un titre qui soit en relation avec le sujet.
21:29 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
mardi, 08 mai 2012
Le cul entre deux chaises...
Ou entre deux continents, comme le titre ce blog. Deux continents ; deux cultures ; deux mentalités ; deux vies différentes.
Voilà maintenant plus de trois ans et demi que nous vivons au Québec, mais pour combien de temps encore... je ne le sais pas. En fait, je ne l'ai jamais su vraiment.
Ces derniers temps, je me pose beaucoup de questions. Est-ce que je suis vraiment heureux ici ? Est-ce que c'est vraiment cette vie-là que je souhaite avoir ? Ne suis-je pas en train de passer à côté de beaucoup de choses (moments en famille, vie culturelle, etc.) en restant ici ? Aujourd'hui je dis oui ; demain je dirai non. D'où l'expression "avoir le cul entre deux chaises".
Mais avant d'aller plus loin, je tiens à préciser une chose : ces questions existentielles, chaque immigrant normalement constitué se les pose un jour ou l'autre. Et aujourd'hui, tout le monde - ou presque - a un blog, surtout les personnes qui, comme nous, ont émigré. Cependant, 90 % de ces blogs d'immigrants sont orientés "famille et amis" ; c'est-à-dire qu'ils racontent, plus ou moins justement d'ailleurs, leur vie de tous les jours, mais pas la "vraie" vie. Pas celle des échecs, des remises en questions ou des désillusions, quelles qu'elles soient. Parce qu'il y en a, inévitablement. Mais dans cette triste époque d'individualisme puant, on préfère exposer sa richesse et ses réussites... quitte à mentir ou à déformer la réalité. On est beaucoup plus prudent quand il s'agit de parler de ses échecs, et encore plus "devant" la famille et les amis restés à l'autre bout du monde. Oh, c'est humain et cela se comprend tout à fait, mais cela montre une réalité biaisée et ce n'est pas ma façon de voir les choses. Si vous suivez ce blog depuis longtemps, vous savez qu'il se démarque assez nettement des autres, sans aucune espèce de prétention. Simplement, je parle de tout et, surtout, sans la traditionnelle langue de bois qui va bien. Cela plaît ou non, mais c'est comme ça. Et cela ne changera pas ; depuis le temps, vous le savez...
Mais revenons au sujet du jour...
Petit rappel des faits : nous sommes arrivés au Québec, au Canada, fin septembre 2008, avec une envie de changement. Contrairement à ce que certains croient, nous n'avons pas fui la France en la haïssant. Loin de là. Certes, il y avait des points avec lesquels nous n'étions plus en phase, mais je n'en dirai pas plus. Mais en clair, le Québec a été une destination choisie un peu par hasard, comme ça, mais cela n'a jamais été un rêve ou un aboutissement. Disons que le pays - le Canada - offrait certaines choses qui semblaient nous convenir : un marché de l'emploi plus dynamique (même si nous avions une situation stable en France, et de très bons avantages...), un climat quasi parfait (ça, c'est très personnel, évidemment), la proximité avec les États-Unis (pays qui fait toujours rêver...), et une vie en "presque français". Nous avions fait un voyage de tourisme en février 2007 qui, comme pour beaucoup de Français, nous avait ravis. Seulement voilà, on a tendance à l'oublier trop souvent, mais il y a un monde d'écart entre un voyage de tourisme, des vacances, et la vraie vie... Et c'est d'autant plus vrai pour un Français au Québec ! J'y reviendrai...
Au retour de ce voyage, en mars 2007, nous lançons la procédure afin d'obtenir les visas de résidents permanents. Ce qui sera chose faite après 2 000 € de frais et 15 mois d'attente. Après, on connaît la suite... presque quatre ans de péripéties racontées sur ce blog.
Alors aujourd'hui, certes nous avons une belle petite maison dans un cadre enchanteur, deux un boulot correct avec de bons horaires (mais un salaire très modeste), des amis aussi bien québécois (pour les langues de putes) que français, etc.
Et certains, là, derrière leur écran, doivent se dire : "Et alors, de quoi il se plaint ? Il se fout de notre gueule ?!". Et vous n'auriez pas tort (ton grave).
Car, oui, près de quatre ans après notre arrivée, nous pouvons dire que nous avons réussi... mais non sans mal ! Seulement voilà, il manque quelque chose. Et ce quelque chose d'essentiel, à mon sens, c'est l'art de vivre. L'âme. L'histoire. La diversité des personnes, d'opinions, de tout, en fait. Et ça, je ne pourrai jamais l'avoir ici.
Je le répète, mais notre venue au Québec est un peu le fruit du hasard. Hormis l'impossibilité d'acheter un logement, nous vivions très correctement en France. J'avais entre 12 et 15 semaines de vacances par an (Madame également) ; nous voyagions tous les ans en Europe ou en Asie du Sud-Est (parfois durant un mois) ; on rentrait chez nous (dans le Sud-Ouest) pour toutes les vacances scolaires (nous vivions à Paris) ; on avait accès au meilleur système de santé au monde (quel contraste avec ici !), à la meilleure gastronomie mondiale, etc. D'un point de vue financier, on ne vit pas mieux ici, ni moins bien ; c'est globalement équivalent. La principale différence est que nous avons pu acheter une maison. Mais pas tant à cause des prix (je ne compare pas avec Paris, évidemment) ; c'est plutôt l'accès à la propriété qui est éminemment plus facile au Québec. Car si je prends nos salaires français, nos salaires canadiens, et les prix d'une maison ici et en France, dans un lieu comparable, le rapport est sensiblement le même (un peu mieux ici tout de même, soyons honnêtes). C'est juste que les banques prêtent beaucoup plus (trop) facilement ici qu'en France... Mais ça, je ne vais pas m'en plaindre. Car moi, je sais gérer un budget... moi. Oui, je sais, je suis horriblement prétentieux. Et je l'assume.
Mais le confort, le matériel, l'argent, cela ne fait pas tout. Et cela ne rend pas heureux. Ah, ici, sur le continent du capitalisme effréné, peut-être ; sûrement même, au vu des conversations que j'entends tous les jours autour de moi, et à cette société qui est littéralement obsédée par l'argent et le paraître. Mais moi, tant que je peux payer mes factures, bien manger, avoir des loisirs et voyager, ça me va... Pas besoin d'en faire des tonnes pour épater le voisin. Je pourrais, si je le voulais, gagner dès demain 25 % de plus que ce que je gagne aujourd'hui. Mais je préfère avoir le salaire que j'ai actuellement et les conditions qui vont avec...
Il y a donc un manque, ou plutôt des manques. Un manque de culture, pour commencer. C'est quand même le vide intersidéral à Québec. Désolé de le dire, mais le niveau moyen de culture générale est assez effrayant... Je le constate tous les jours. Et pourtant, je ne suis pas une référence en la matière (quoique...) ; je n'ai pas fait de grandes études (je suis passé vite fait à l'université), je ne suis pas issu d'une famille d'avocats ou de médecins mais, quelquefois, je me demande ce que je fais là... Étant donné que je déteste le hockey ; que je ne bois jamais de café jus de chaussette ; que je ne pars pas chaque année dans le "Sud" pour échapper à l'hiver (et me bourrer la gueule à moindres frais) ; que je me contrefous de ce putain d'amphithéâtre - qu'ils ont le culot d'appeler "Colisée" ; que je ne pense pas à boire du vin toutes les cinq minutes et qu'une caisse de bières me fait six mois, eh bien disons que je n'ai pas grand chose à "échanger" avec une bonne partie de la population. D'aucuns diront que je caricature, que j'exagère, mais la réalité n'est pas bien loin... si l'on est honnête. Les Nancy, Daniel, Serge, Monique, Francis, Sylvie et autres - tous Québécois - savent de quoi je parle et ne se sentiront pas offensés une seule seconde.
Si en plus on ajoute le fait que je suis français (grave erreur !), alors là c'est la catastrophe ! Eh oui, mes chers compatriotes, le Québécois tout-mignon-tout-gentil qui adore les Français et qui est super accueillant, ça c'est quand on est touriste ! Ou cela reste une minorité. Quand on vit ici, la musique est nettement différente. Ne généralisons pas, mais disons que j'ai un bon lot d'anecdotes au sujet de la méfiance, voire du racisme qu'ont les Québécois envers les Français. Il faut le vivre pour le croire. Mais bon, je ne vais pas m'excuser de maîtriser la langue française (oui, je suis encore horriblement prétentieux), de connaître autre chose que cette petite société aux mentalités de villageois qu'est la ville de Québec, d'avoir l'accent que j'ai, et tout un tas d'autres choses qu'envient beaucoup de Québécois (sans l'avouer). De toute façon, le temps où le petit Français fraîchement arrivé fermait sa gueule est terminé, et depuis longtemps. Maintenant, à la première allusion moqueuse (ou carrément raciste), ça fuse ! Mais entre nous, je n'ai encore jamais eu besoin de hausser le ton. Peut-être parce que l'on sent tout de suite que je ne me laisse pas faire... Il faut également être honnête et ne pas exagérer les choses : la plupart du temps, cela se passe très bien avec les Québécois, que ce soit au travail ou en privé. Simplement, ce n'est pas toujours "rose"...
Alors que faire ? Rester au Québec ?
Rester au Québec, cela signifie quoi, pous nous ? C'est garantir la sécurité à ses enfants (et à nous-mêmes), dans une société où un vol de voiture ferait presque la une des journaux et où un homicide est plus qu'exceptionnel (aucun en 2008 ou 2009 dans la ville de Québec). C'est assurer un meilleur avenir pour nos enfants (si l'on en a un jour), d'un point de vue économique : le marché du travail est quand même autrement plus dynamique qu'en France, même si plus flexible, plus fragile, plus imprévisible... mais c'est ce qui, de toute façon, attend ma chère France. Le monde d'aujourd'hui est un nouveau monde et celui de demain me fait terriblement peur... On n'est plus dans les années 1970, malheureusement.
Rester au Québec, c'est aussi le plaisir d'être dans un pays à faible densité de population (même s'il faut nuancer, tant 99 % de la population est concentrée près de la frontière américaine et/ou dans les grandes villes), avec un isolement complet jamais bien loin... C'est également un climat (celui de Québec) qui me ravit et m'interdit de partir en vacances en hiver, sous peine de manquer une tempête de neige ou un -35 °C ! Cette impression de vivre dans deux pays différents - celui de l'hiver, et celui du reste de l'année. C'est aussi la proximité avec ce fabuleux pays que sont les États-Unis (et non les USA...) ; ce plaisir de pouvoir s'évader facilement vers la Nouvelle-Angleterre (quelle région !) ou, plus loin encore, dans l'Ouest américain (j'irai avant de crever). C'est également une vie beaucoup moins stressante au quotidien, des horaires bien plus adaptés à la vie de famille et, personnellement, le plaisir de se retrouver chez soi, au calme, au milieu de la nature, loin des cons. C'est pouvoir aller skier à la sortie du boulot (à 16 h), à mi-chemin entre le travail et la maison... par exemple.
Mais rester au Québec, c'est aussi le "risque" de passer à côté de beaucoup de choses : des événements familiaux (mariages, réunions de famille, etc.) ; des moments entre amis d'enfance ; passer du temps sur les petites routes de campagne françaises, entre mer, montagne et océan, être tout simplement dans son pays ; bref, c'est être coupé de ses racines, de sa culture, de sa terre.
Rester au Québec, c'est aussi supporter les infernales routes québécoises - que l'on doit prendre tous les jours - les ponts qui tombent, les bâtiments qui se fissurent, bref, des infrastructures indignes d'un tel pays. C'est aussi et surtout vivre dans un pays où le système de santé est aux abois (quel choc quand on vient de France !) et où l'idée de tomber gravement malade me rend... malade. Il faut le vivre pour le croire. C'est aussi une mentalité générale aux antipodes de la mienne, de la nôtre. Je m'efforce d'en parler sur ce blog, mais rien ne remplace le vécu, quoi qu'on en dise. Mais jamais, jamais, je ne serai québécois dans l'âme. Ce n'est pas du mépris, ce n'est pas un rejet volontaire, mais ma culture française est tout simplement trop forte et trop différente pour que j'adopte la culture québécoise dans son ensemble. Alors j'en prends (nous en prenons) quelques traits, bien sûr, mais je suis et resterai français à jamais.
Et donc ? Rentrer en France ?
Mais rentrer en France dans quelles conditions ? Et quand ? Personnellement, je pourrais, si je le souhaitais, reprendre mon ancien travail jusqu'en 2018. Mais entre nous, je n'y pense même pas... Je crois que je ne pourrais pas revenir à Paris, cette ville que j'ai détestée et qui, aujourd'hui, arriverait presque à me manquer, sur certains aspects ! Non, rentrer en France, pour nous, c'est inévitablement revenir dans notre Sud-Ouest, entre Albi, Toulouse, Mont-de-Marsan ou Tarbes. Mais pour faire quoi ? Vivre de quoi ? Vaste question... Et quand on connaît le marché du travail en France, il y a de quoi être inquiet.
Rentrer en France, c'est aussi retrouver une insécurité quasi permanente (et je sais de quoi je parle), une immigration totalement incontrôlée qui finira par anéantir notre civilisation par une "simple" mais dramatique substitution de population(s). C'est aussi retrouver un pays que j'ai de plus en plus de mal à reconnaître (et que dirait ma chère grand-mère qui me manque tant ?!), tant il s'est transformé en seulement 30 ans. Louis (de Funès), André (Bourvil), Jean (Gabin), Pierre (Desproges) et les autres, revenez !
Rentrer en France, cela a également un coût financier non négligeable qui, à mon avis, est bien plus important que celui auquel nous avons dû faire face en nous installant ici, ne serait-ce qu'à cause du taux de change. C'est aussi, aujourd'hui, une politique qui ne nous correspond plus du tout, et surtout depuis le 6 mai dernier... si vous voyez ce que je veux dire. C'est également une éducation en lambeaux et un nivellement par le bas (le nouvel ordre mondial), ce qui est peu encourageant lorsque l'on veut avoir des enfants. Évidemment, comme pour le Québec, il y a d'autres points négatifs qui nous freinent, mais ce sont les premiers qui me viennent à l'esprit et qui me semblent être les plus importants.
Mais rentrer en France, c'est aussi, comme je le disais plus haut, retrouver son pays, ses racines, sa culture (ou ce qu'il en reste), sa terre, sa famille, ses amis, la diversité et l'accessibilité (!) de ses paysages, la douceur de son climat, sa gastronomie (!), son art de vivre, etc. Rien que ça, c'est irremplaçable...
Rentrer en France, c'est donc être auprès de sa famille et ne pas avoir à apprendre un décès à 5 000 km de là, par téléphone... C'est partager des moments de convivialité à la française, comme l'on n'en a que très peu au Québec (encore et toujours cette différence culturelle). C'est pouvoir être à la mer, au bord de l'océan ou en montagne (des vraies) en moins de deux ou trois heures, voire bien moins. Toujours dans une optique de voyages, c'est également la chance de pouvoir bénéficier de tarifs incomparables pour aller ailleurs en Europe (merci les compagnies low cost), et d'un réseau de transport moderne et tellement bien fait (avion, train, métro, bus, tramway) que ce soit dans les villes ou à l'échelle du pays.
Rentrer en France, c'est aussi retrouver des gens ouverts sur le monde (pour la plupart), intéressés non pas par le fric (encore que, là aussi, c'est en train de changer, "américanisation" de la société oblige) mais par ce qui se passe dans le reste du monde (pas comme ici). C'est retrouver une mentalité bien particulière, des débats d'idées (inexistants au Québec), des gens curieux, informés, cultivés pour certains, etc. C'est aussi retrouver une diversité d'opinions, de produits, de médias et un choix dans l'information, de la concurrence, une langue française encore préservée (bien qu'anglicisée) et maîtrisée par bien plus de personnes qu'au Québec, inévitablement.
Bref, vous le voyez, il y a du bon et moins bon, voire du très mauvais, des deux côtés de l'Atlantique... ce n'est pas un scoop. Ensuite, reste à savoir comment on imagine sa vie et son avenir, à quoi l'on aspire et quelles sont nos envies, nos exigeances, et notre façon de voir les choses. Vaste question, insoluble pour moi.
Aujourd'hui, je ne suis pas en mesure de choisir la chaise, pour reprendre le titre de cet article. En revanche, ce que je sais, c'est que je ne finirai pas ma vie au Québec, c'est impossible. Je sais aussi que je ne rentrerai pas en France à court terme (disons dans les trois à cinq ans). Mais dans dix ans, peut-être moins, peut-être plus, je me vois bien revenir au pays, oui.
L'avenir le dira, parce que moi, aujourd'hui, je n'en sais pas plus.
21:08 Publié dans Immigration | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
samedi, 05 mai 2012
Tremble, Steven... tremble !
Steven, c'est Steven Raichlen, le maître (autoproclamé) du barbecue, et à juste titre...
Seulement voilà, il a une concurrente de taille, à savoir Madame !
Eh oui, à la maison, c'est Madame, la reine du barbecue... comme pour tout ce qui touche à la cuisine.
Et ici, on ne se contente pas de faire des hot-dogs ou des hamburgers...
Alors voici ce que le Père Noël (de mai) lui a apporté :
Un magnifique barbecue Weber (comme le maître) ! Il faut dire que le nôtre, acheté il y a trois ans chez Canadian Tire (...), commençait à être fatigué...
Et puis, celui-ci, c'est quand même le top du barbecue... au charbon, dois-je seulement le préciser !
Et en bonus, voici ce que l'on a acheté (aux États-Unis, car introuvable à Québec) :
Le tournebroche associé, pour faire rôtir poulets et autres victuailles...
L'inauguration a eu lieu ce soir, par une magnifique journée ensoleillée et bien sèche :
De l'avis de l'intéressée, c'est une tuerie !
J'aurai l'occasion, à travers cette nouvelle saison de barbecue qui s'annonce, de vous présenter les talents de Madame...
En attendant la suite, voici quelques photos :
Oui, c'est un magnifique nain de jardin... C'est ultra kitsch, j'en conviens. Mais c'est assumé ; c'est pour le "fun", comme on dit ici.
Mais sa véritable place, c'est là, au pied de ma station météo (c'est le gardien, en fait) :
C'est-y pas beau ?!
En tout cas, la nature est prête à exploser. L'herbe commence à bien reverdir, les fleurs s'ouvrent de plus en plus, les bourgeons se font de plus en présents... D'ici une dizaine de jours, ce sera tout vert !
20:37 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
dimanche, 29 avril 2012
Dernière banderille ?
C'était samedi matin (hier) à la maison...
Un demi-centimètre de neige est tombé durant la nuit et le thermomètre est descendu jusqu'à -4,6 °C, avec un bon vent de NO en prime (ressenti < -10). Bien froid pour la saison, même si cela reste assez loin des records.
Bel après-midi ensoleillé mais toujours très venteux et froid pour la saison, avec une maximale de seulement 4,3 °C (normale autour de 11/12 °C).
Voici une capture d'écran de ma webcam samedi après-midi (présente sur ma page météo : http://pages.ccapcable.com/lacbleu/) :
Aujourd'hui, dimanche, on prend les mêmes et on recommence !
Minimale de -4,0 °C et maximale de 4,7 °C à la maison, le tout avec un vent de fada. Et encore, si ce maudit vent avait daigné se calmer cette nuit, on serait probablement descendu aux alentours de -8 °C...
Toujours une capture de la webcam, mais ce matin très tôt (5 h 20) :
En tout cas, avec la masse d'air arctique qui est responsable de ce week-end bien froid pour une fin avril, l'air était ultra sec !
Voici la courbe du point de rosée de samedi 18 h à aujourd'hui 17 h 30 :
Entre -9 et -15 °C ; ça donne une idée de la sécheresse de l'air ! Les sols superficiels en ont profité pour bien sécher, après les pluies de la semaine dernière. Et puis, chose intéressante : c'est le temps idéal pour retarder l'arrivée des moustiques (et leur nombre ?).
Bon, en tout cas, cela pourrait être la dernière offensive de l'hiver (ou saison froide) et, entre nous, je l'espère maintenant... Autant j'aime que l'hiver soit très froid et très neigeux, autant j'aime que l'été soit très chaud ! Et là, arrivé en mai, ça commence à sentir bon... et d'ici 15 jours, la nature va exploser ici !
Les photos suivront, comme toujours.
Sinon, je viens d'apprendre qu'une tornade (F1 ou F2) a eu lieu dans ma bonne vieille ville de Toulouse ! Événement assez exceptionnel pour la région ! Et surtout, elle a pu être photographiée en long, en large et en travers. Pour l'instant, aucune information concernant d'éventuels dégâts.
Voici quelques photos :
Crédit : Alain C.
Crédit : Estelle Berjat
Et une belle vidéo pour finir !
Incroyable quand même !
Et je termine cette rubrique météo avec trois belles perles de Météo Me(r)dia, qui se passent de commentaires...
Une samedi, deux dimanche... et ce n'est pas la première fois ! Y a pas à dire, le français est au top niveau au Québec !
17:55 Publié dans Météo | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
mercredi, 25 avril 2012
Licenciement à la sauce nord-américaine...
C'est ce qui est arrivé à Madame, hier.
Alors je préfère prévenir tout de suite : ce type de licenciement - que je vais relater - n'existe pas en France. Oui, le marché du travail, en France, est morose, très peu dynamique, à l'agonie même ; oui, on licencie à tour de bras ; oui, il y a des plans sociaux à la pelle. Mais, non, il n'y a pas, comme ici, en Amérique du Nord, ce mépris total pour les employés, ce manque total d'humanisme, cet individualisme puant qui régit les sociétés nord-américaines (canadienne et états-unienne). Alors certes, la France s'américanise de plus en plus (présence de l'anglais dans la langue, montée du communautarisme et de l'individualisme, marché du travail de plus en plus flexible, imprévisible et, de fait, de moins en moins stable, etc.) mais, croyez-moi, l'élève n'a pas encore rattrapé le maître, si je puis me permettre...
Moi, nous et d'autres connaissons les deux marchés du travail - la France et l'Amérique du Nord - et sommes à même de pouvoir les comparer ; nous savons quelles sont les énormes différences qu'il existe entre les deux modèles. Ce qui n'est pas le cas des personnes n'ayant jamais immigré, qu'elles soient françaises ou québécoises. Je me répète souvent, je me tue à le dire, mais la France et le Québec n'ont rien en commun en ce qui concerne le mode de fonctionnement de leur société. Rien. Ce n'est pas parce que les Québécois parle un simili-français (mes excuses aux rares personnes qui maîtrisent notre belle langue) que ce sont des Français de culture française et qu'ils vivent, interagissent et ont les mêmes codes sociaux que nous !
Loin de là même... Ce sont des Nord-Américains avec tout ce que cela implique.
Ceci étant dit, je peux maintenant vous décrire ce qu'est un parfait exemple de licenciement à la sauce nord-américaine.
Alors je vais parler à la première personne du singulier mais, cette fois, au nom de Madame - qui n'écrit jamais sur ce blog.
Nous sommes mardi ; j'arrive au travail à 8 h 30 environ. À 9 h, on me convoque dans le bureau de la DRH. À 9 h 15, je suis virée. Je dois faire mes cartons et m'en aller, sur-le-champ... Comme ça.
L'explication ? Une soi-disant compression du personnel (la crise n'existe pas au Canada, nous dit-on). En réalité, ma chef(fe) adorée, qui me déteste cordialement, a tout fait pour me (faire) virer, en prétextant que mon poste était superflu... ce qui est absolument faux.
Il faut savoir que, à l'origine, j'avais été embauchée pour soulager ma collègue qui avait trop de travail. Mais, à l'époque, cette peste n'était pas ma supérieure.
Et c'est ça, l'Amérique. C'est ça, le libéralisme poussé à l'extrême. On vous licencie comme ça, du jour au lendemain, sans raison objective, sans humanité. Ah, si, les RH m'ont dit : "tu sais, c'est pas facile pour nous, non plus ! Des fois, on préférerait être à votre place !". Mieux vaut entendre ça que d'être sourd !
Là, on me demande de signer une lettre disant que je renonce à toute poursuite contre l'entreprise - une multinationale, en passant - et que l'on me paie quatre semaines supplémentaires... Je refuse. J'étudierai ça de près et après on verra. Je commence à les connaître...
Là où ça commence à être drôle, c'est que dans cinq jours, cela aurait fait deux ans que j'avais le statut de "permanente" dans l'entreprise (deux ans et demi d'ancienneté en tout) et que, apparemment, cela aurait changé la donne en matière de licenciement... Quel doux hasard.
Vous croyez avoir tout lu ? Eh bien non.
Figurez-vous que ma supérieure bien-aimée - que nous appellerons Marie-Neige - n'était pas là aujourd'hui ; elle est absente pour au moins deux semaines. Elle a donc eu l'immense courage (très québécois, comme attitude) de me virer indirectement, sans me le dire de vive voix, et de la façon la plus sournoise qui soit. À l'américaine.
Le problème - pour elle surtout - c'est qu'elle est détestée de tous. Et il était prévu, depuis quelque temps déjà, que tout le service aille voir la Direction afin de la descendre en règle... Une sorte de putsch, en quelque sorte. Alors mon licenciement surprise n'a fait qu'aggraver les choses.
Et le lendemain (aujourd'hui, mercredi), après que tout le monde ait bien chialé et, surtout, bien bavé sur Marie-Neige... il semble que le vent ait tourné.
Oh, je ne retrouverai probablement pas mon poste (quoique...), mais quand un, puis deux, puis trois de mes collègues annoncent qu'ils vont s'en aller à cause d'une dictatrice et de l'ambiance délétère qu'elle a créée, cela fait réfléchir la hiérarchie.
Et il se pourrait donc que cette Marie-Neige ne revienne jamais dans l'entreprise... fusse-t-elle mon ex-supérieure. Je m'avance quelque peu mais, au vu de la "réunion de crise" de ce jour, ses jours semblent comptés... J'aurai sûrement l'occasion d'y revenir.
Pour terminer sur cet épisode malheureux, je dirais que, si cela ne tombe jamais quand il faut, au moins, cela va me permettre de respirer un peu et de passer à autre chose. Comme je le disais plus haut, l'ambiance était devenue infernale depuis l'arrivée de Marie-Neige, et cela influait très négativement sur mon moral et celui de mes collègues. On va voir ce qu'il va advenir mais des têtes vont tomber...
Me concernant, je pense rebondir assez vite car, dans mon secteur d'activité, il y a tout de même pas mal de demande et c'est un avantage du marché du travail québécois et donc nord-américain : il y a généralement, et selon les secteurs d'activité, beaucoup d'emplois mais, revers de la médaille, ceux-ci sont (et non saucisson) souvent soit temporaires, soit à temps partiel et, surtout, très précaires...
Car on l'a vu avec moi (et beaucoup d'autres !) : même après deux ans et demi d'ancienneté dans la même entreprise, et sans fausse note, on peut se faire virer en cinq minutes... surtout si un requin a décidé de foncer sur vous !
22:10 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
mardi, 24 avril 2012
Colis de printemps !
Reçu ce jour, en provenance de mon cher Sud-Ouest :
Que des bons produits de chez nous, de qualité et absolument introuvables ici...
Un grand merci aux expéditeurs ! Et je passe le bonjour aux douaniers...
Et puis, après avoir été privés de courant pendant 17 heures (de 8 h du matin à 1 h du matin) à cause d'un coup de vent relativement classique pour la région, ça fait toujours plaisir.
Mais c'est ça le Québec ; des infrastructures au top niveau...
Encore la faute au climat ! diraient les moutons.
18:23 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note
dimanche, 22 avril 2012
Vote blanc...
Hier après-midi, nous sommes donc allés voter à l'Espace France, à Québec. Il y avait tellement de monde que l'on a dû faire la queue jusque dehors, sous la pluie. Mais les apparences étaient trompeuses puisque la participation a été plus que modeste (39,86 % seulement). Mais finalement, on est passés assez vite, malgré le monde.
Je ne commenterai pas les résultats mais ils ne m'enchantent guère...
Concernant ceux de Québec, les voici :
La France est vraiment mal barrée, de mon point de vue. Mais l'avenir le dira, comme toujours... Et l'on en reparlera.
En tout cas, l'issue de l'élection va probablement ressembler à ça :
Mais de toute façon, l'un ou l'autre...
Toujours hier après-midi, et à peine sortis des bureaux de vote, la pluie s'est doucement changée en grésil, puis en neige mouillée.
Et finalement, ici, en banlieue nord, il a neigé toute la nuit, jusqu'à 8 h ce matin (7 cm), donnant ce joli paysage...
Un vote blanc, en quelque sorte...
19:09 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
mercredi, 18 avril 2012
Petit coup de gueule !
À moins que vous ne viviez dans un trou ou que vous n'écoutiez que les conneries de TVA et consorts, vous savez sans doute que nous, Français, votons ce week-end pour le 1er tour de l'élection présidentielle. Ici, ce sera samedi, à cause du décalage horaire.
Évidemment, nous nous sommes inscrits au consulat de France à Québec (seulement cette année) et nous irons voter à Québec.
Et alors que nous attendions une convocation émanant du consulat, voici ce que l'on a reçu :
Le rassemblement des Français de gauche... non mais je rêve !
Cela aurait été un mouvement de droite que cela n'aurait rien changé : ce n'est pas normal ! Il me semble que cela revient au consulat d'informer et d'envoyer des convocations officielles... pas à un mouvement politique quel qu'il soit !
Mais alors, la gauche... tout mais pas ça, pitié.
Enfin, on ira bien voter samedi, mais certainement pas pour Flamby...
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